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La Foire de Commana

Du 18ème Siècle à 1968

 

L’origine des foires à Commana remonte aux environs du 18ème siècle. L’abbé Podeur, recteur de la commune en 1786, parle déjà de marchés hebdomadaires et de foires mensuelles. Si les marchés ont disparus depuis bien longtemps, les foires se sont pérennisées jusqu’en 1968.

Ces foires mensuelles, se tenaient dans notre petit bourg des Monts d’Arrée, tous les derniers mardis de chaque mois. La plus importante étant celle de septembre, dite "Foire St Michel" . On y commerçait surtout des bestiaux, même si des marchands ambulants s’y pressaient.

 

XXème Siècle

C’est à partir de 1900 que la foire de Commana prend toute sa mesure. Elle compte parmi les trois plus grandes foires à bestiaux de la région, avec celles de Landivisiau et de La Martyre. On y vend surtout des porcs, des moutons et des bovins. Les chevaux y sont encore peu nombreux.

A partir de 1906–1908, la tendance s’inverse, bovins, ovins et caprins cèdent de la place sur le champ de foire et les chevaux deviennent très présents. La foire de Commana prend une ampleur exceptionnelle. Malgré un regain d’activité durant la période 1939–1945, elle retrouve toute sa splendeur et s’anime de plus belle après la seconde guerre. Des vendeurs et acheteurs de toute la Bretagne se pressent aux pieds des Monts d’Arrée. On y rencontre même fréquemment des acheteurs des Charentes, de Bordeaux ou encore d’Espagne, venus en automobile pour commercer, accompagnés de courtiers (des acheteurs locaux qui les aident, les conseillent pour acheter). Le nombre de chevaux varie, selon les périodes, de 200 à 1000 quelquefois.

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Journée de Foire

A partir de 10 heures, débouchent dans le bourg, de tous les chemins, de toutes les rues, les marchands, venus à pied, accompagnés de leurs chevaux et de leurs vaches, parfois par groupe de cinq ou six. Place du champ de foire, se tassent les vaches, plus loin les cochons et divers étalages. Les chevaux en rangs serrés, tenus par le licol tout au long de la vente, occupent la place de l’Eglise et longent les routes de Landivisiau et de Braspart. Les poulains, quant à eux, se trouvent devant la Maison Le Saint, entre la place de l’Eglise et la Place du Champ de Foire. Les places et rues de la commune sont bondées. Les gens se pressent et les animaux grouillent. Présentation de bêtes, ferrage, castration ; le spectacle est permanent.

Les acheteurs, tous vêtus d’une blouse noire, un pen-baz (bâton) à la main et les boutou-coat aux pieds, se promènent parmi les animaux, s’arrêtent, tâtent l’animal, l’examinent de la tête aux pieds. On s’informe sur le prix, la discussion s’engage. Le contraste est flagrant entre le calme entêtement du paysan et l’exubérance du marchand, surtout s’il est méridional. La parole est forte, on se met facilement en colère. Après forts éclats de voix, menaces de clore la discussion, les deux compères se tapent dans la main ; le marché est conclu. Ce geste, plus fort que n’importe quel écrit, scelle la négociation. Aucun des deux protagonistes ne peut revenir sur sa parole. C’est une question d’honneur.

La foire est une aubaine pour les commerçants ; les auberges et autres restaurants ne désemplissent pas et devant une telle foule, on peine à servir tous les clients.

Le soir venu, les acheteurs repartent avec leur bétail, certains difficilement, la journée rude en affaires donne soif et les auberges servent du vin frais. Les animaux rejoignent leurs nouvelles étables à pied, en camion ou en train, suivant les époques et la destination.

 

Le Train Patates

Au début du siècle, la gare de Commana voyait passer le fameux "train patate " qui drainait les voyageurs et le bétail dans les foires de la région. Ce train était surnommé ainsi, à cause de son allure réduite et de sa démarche poussive (30 km/h de moyenne sur un parcours de 138 km) qui le menait de Plouescat à Rosporden, à travers les Monts d’Arrée.

Après 1934, la ligne Plouescat – Rosporden ayant été supprimée, d’énormes camions chargent les chevaux vendus, afin de les embarquer aux gares de Landivisiau ou de St Thégonnec pour les envoyer aux quatre coins de Bretagne et au-delà. Les paysans régionaux, quant à eux, raccompagnent leur bétail à pied. Certains voyageront toute la nuit et ne regagneront pas leur ferme avant les premières lueurs du soleil, s’endormant même parfois sur le dos de leur monture.

 

Il en fut ainsi à Commana pendant près de deux siècles. Une région entière s’animait le dernier mardi de chaque mois et vivait aux rythmes des foires, grâce aux chevaux.

 

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